Des statistiques défendables
Résultats fréquentistes
La valeur p, le score z et l’intervalle, calculés comme les calculerait quelqu’un qui veut vous contredire.
Le volet fréquentiste répond à une seule question : à quelle fréquence un écart au moins aussi grand apparaîtrait par hasard, si la variante ne changeait rien du tout. Plus c’est bas, plus c’est difficile à balayer d’un revers de main, et en dessous de 0,05 est la barre habituelle.
La comparaison est un test z à deux proportions entre chaque variante et le contrôle, mis en commun de façon standard. Le score z est signé dans le sens de la variante, si bien qu’une variante en tête se lit positive et s’accorde avec l’intervalle de gain calculé à côté. Cela paraît trivial et ne l’est pas : une convention de signe qui se contredit entre deux colonnes d’un même tableau, c’est ainsi qu’une variante perdante part en production.
Le verdict de significativité est la valeur p après correction pour comparaisons multiples, pas avant. Avec une seule variante, la correction n’a aucun effet et la barre est simplement 0,05 ; avec plusieurs, elle se resserre, et la console énonce le seuil au lieu de vous laisser le calculer vous-même.
Une variante déployée est exclue de la comparaison. Elle ne reçoit plus de trafic randomisé, si bien que la traiter comme une branche de test la comparerait à un contrôle avec lequel elle ne rivalise plus, et gonflerait le nombre de comparaisons pour lequel tout le reste est corrigé.